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de Djakout, Konpa Kreyol et Mass Konpa
à propos du Scandale de Paris
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Le vendredi 5 novembre dernier, les groupes haïtiens impliqués dans le scandale du Zénith avaient convoqué la Presse à Le Regency pour donner leur version des faits.
A la table de conférence, Konpa Kreyol était représenté par son manager Fabiola D. Léger et 2 musiciens du groupe, Ti Djo Zenny et David Dupoux. Djakout Mizik, de son côté, par son chanteur vedette, Pouchon Duverger (la grande puissance) et Dominique Lauture. Zagalo (animateur de Télé Eclair) tenait le rôle de modérateur. Le Mass Konpa ne s'était pas fait représenter à cette conférence si importante. L'on ne sait trop pourquoi. On est en droit de se demander si ce groupe n'avait pas-- comme les deux autres-- d'explications à fournir sur ce grand scandale risquant d'avoir un impact négatif sur la musique haïtienne. Peut-être que l'enfant terrible du Compas, Gracia Delva, n'avait-il aucun intérêt à faire taire les rumeurs qui continuent à se propager, ces derniers jours, tant en Haïti qu'en diaspora.
En début de Conférence, Zagalo, (l'un des rares journalistes à être invité à faire partie de la délégation des 38 personnes qui avaient fait le déplacement le 20 octobre pour la prestation des 3 groupes au Zénith), a donné un compte rendu plus ou moins détaillé de l'incident malheureux survenu durant cette tournée en terre française.
Selon les informations fournies par les conférenciers, ils n'ont pas eu affaire à un promoteur, mais plutôt à un imposteur ou plus précisément un "raketè" du nom d'Edouard Dorléans qui s'est servi d'une soi-disant tournée pour faire rentrer des clandestins à Paris.
Bien que certains de ces musiciens aient été mis au courant des nombreux méfaits dont certains groupes haïtiens ont été victimes en ayant affaire à M. Dorléans, les 3 groupes musicaux ont accepté malgré tout de faire le voyage. Ils voulaient, paraî-t-il, une fois encore, accorder une chance à Edouard. ils ne s'attendaient, disent-ils, pas au traitement qu'ils ont enduré: - Sept heures d'attente à l'aéroport
- Paiement par chèque sur un compte fermé 2 jours plutôt
- Réservations de chambres d'hôtel annulé
- Désertion du promoteur et son apparition soudaine jusqu'à l'heure H du programme sans aucun dédommagement
- Billets d'avion non payés.
- Une liste de mésaventure à n'en plus finir.
Lors de cette conférence, les musiciens ont profité de la présence des journalistes pour s'excuser auprès de tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, ont été scandalisés par l'incident du Zénith. Faisant suite à la question d'un de nos reporters sur place, ils ont apporté un démenti formel aux rumeurs qui voulaient faire croire qu'ils ont été mis en garde à vue ou jetés en prison par la Police française.
Les musiciens victimes pensent que cette aventure malheureuse leur servira de leçon pour qu'à l'avenir ils examinent mieux les moindres paragraphes d'un contrat. En attendant, ils disent avoir introduit une action en justice contre le nommé Edouard Dorléans qui lui fera regretter de s'être comporté en un vulgaire "BS promoteur" à l'égard de Konpa Kreyol, Djakout Mizik et Mass Compas.
Aussi vrai qu'ils ont vécu des heures terribles à Paris, ils ont pu, en dépit de tout, se produire à Lyon et en Suisse, bien qu'Edouard ait cherché par tous les moyens, déclarent-ils, à poser son veto. Reste à Edouard Dorléans d'apporter, lui aussi, sa propre version des faits pour faire luire, selon toute vraisemblance, toute la lumière. A imagenouvelle.com, nos pages demeurent encore grandement ouvertes...
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