"DECLARATION DE FABIOLA DUPOUX LEGER,
A LA SUITE DES EVENEMENTS QUI ONT EU LIEU LE SAMEDI 15 JANVIER 2005 A BAY FRONT PARK LORS DU HAITIAN INDEPENDANCE FESTIVAL.
Je voudrais d'abord prendre le temps de saluer tous les fans de KONPA KREYOL, de remercier ceux qui nous ont supportés depuis six ans, de même que ceux qui ont manifesté leur sympathie à notre égard en ce qui a trait aux malheureux incidents du samedi 15 janvier 2005 au Bay Front Park de Miami.
Certains se demandent pourquoi nous avons attendu tout ce temps avant de nous prononcer. Et bien, avec l'âge et l'expérience viennent un peu de raison et de sagesse.
Je veux aussi profiter pour remercier les personnes qui ont eu le courage de nous soutenir pendant ces incidents. Je veux citer: Gérald, Grégory et Réginald Firmin de KALIKO Production / Junior, Gaëlle et Clifford Roy de JAY Production / Alan Cavé / Natasha Magloire et Grégory Cajuste / Vanessa Joseph (Bouby) / Alexa Louis (Sassoune), Kiki Rimpel, Nandy Georges, Jean Yves Jean Bart Jr. (Papito) et Jude: The dreamed Team! (No matter what, you'll always be in our hearts... You're the best!) / Akinson Bélizaire (Zagalo) / Vaval / Jean Rubens / Merci de tout Cœur.
Les incidents de Bay Front Park sont la répercussion d'une tension existant entre Konpa Kreyol et Konpa Factory (Youri Chevry/Bogua, Woodley Etheard/Sonson, Richard Adrien/Chachou), à la suite d'une altercation qui m'avait opposée à Youri lors de l'anniversaire de T-Vice à Wahoo Bay, le 8 août 2004. Konpa Kreyol voulait essayer de gérer la situation en coulisses afin d'éviter ce que justement nous vivons ces jours-ci. Je dis bien Konpa Kreyol parce que s'il ne s'agissait que de moi, j'aurais préféré régler l'affaire dans l'immédiat. Je voulais rendre cela public, mais je me suis rangée à l'opinion de la majorité pour le «soi-disant» bien du groupe. Et aujourd’hui je regrette de n'avoir pas insisté d'avantage, car je reste persuadée que si nous n'avions pas passé cet incident sous silence, les événements de samedi dernier ne se serait pas déroulés. Depuis lors, les rapports entre les autres membres de Konpa Kreyol et de Konpa Factory étaient restés cordiaux pour ne pas dire normaux, à l'exception de Youri, Philippe et moi, qui ne nous saluions plus.
Le samedi 15 janvier 2005, eut lieu le HAITIAN INDEPENDANCE FESTIVAL organisé par KALIKO PRODUCTION et KONPA FACTORY, au Bay Front Park de Miami. Il a plut toute la journée à Miami, ce qui retarda l'organisation du festival. La prise de son eut lieu beaucoup plus tard que prévu. C’est pourquoi quand ce fut notre tour, les membres organisateurs du festival nous avertirent que le spectacle devait commencer. Ils nous dirent de rester sur les côtés, près de la roulette sur laquelle étaient installés nos instruments, pour faire le son un peu plus tard. Si nous avions fait la prise de son, comme prévu, il n'y aurait eut que Jeff et peut-être Nathan, notre ingénieur de son qui seraient restés à surveiller nos instruments.
Mais nous sommes tous restés dans le coin. Il y avait les neufs membres du staff de Konpa Kreyol, et les trois membres de JAY Production, responsable du marketing de Konpa Kreyol à Miami. Personne ne nous a demandé de descendre. Au contraire, deux des quatre «stage managers», Chachou et Sonson, la femme de ce dernier et certains de leurs amis faisaient le va et vient, ils venaient boire et apportaient à boire aux membres de Konpa Kreyol.
Du début du spectacle au moment ou K-Dans s'apprêtait à monter sur scène, notre position n'avait dérangé personne. Brusquement, des agents de sécurité sont venus nous prier de quitter les lieux. Ils exigeaient que nous descendions tous. Et à ce moment, nous étions les seuls à être-là. Nous avons refusé d'obtempérer, car il n'était pas question de laisser nos instruments sans surveillance. D'ailleurs nous ne comprenions pas pourquoi brusquement notre position dérangeait un tiers. Nous portions tous le bracelet de «performer» donnant accès au podium. Si le problème venait du fait qu'il y avait trop de monde, l'un des «stage manager» aurait du venir nous parler et nous demander de faire descendre quelques personnes en nous permettant de laisser du monde pour surveiller nos instruments.
A ce moment, David, Philippe et Jeff se mirent debout devant la roulette. Les sécurités, réalisant que nous restions sur notre position, ont insisté jusqu'à bousculer ces messieurs. A partir de la, la situation a dégénéré. (il me faut signaler que Jeff et Nathan avait déjà eut une altercation avec ces messieurs de la sécurité en backstage, alors qu'ils étaient seuls avec certains membres de Konpa Factory). Jeff brisa alors une bouteille de Henessee qui avait été laissé dans les parages par le staff de Konpa Factory auparavant. Et suite à son geste, ils en sont arrivés aux poings. Il y avait au moins une dizaine d'agents de sécurités face aux trois messieurs. Des officiers de police durent intervenir pour les séparer. David fut blessé à la tête et il eut un œil au beurre noir. Jeff et Philippe ont surtout souffert de sévères courbatures. Il y eut un rapport de police et les agents de sécurité, de même que Jeff durent laisser l'enceinte du parc. Au début, nous ne voulions plus performer. Il y eut beaucoup d'hésitation, puis David (Maestro) prit la décision de jouer quand même.
Après la performance, Jeff n'ayant pas accès au parc, David s'est retrouvé seul à déconnecter les instruments. Les autres musiciens étaient partis se changer dans une salle que des membres du staff du festival nous avaient cédée pour déposer nos effets. J'ai été les retrouver pour leur demander d'aller donner à David un coup de main. En arrivant, j'ai trouvé Sonson à l'intérieur, qui leur parlait sur un ton irrespectueux et grossier, leur demandant de ramasser leurs affaires et de partir: «ranmasse cha.. nou yo, ranmasse ca... nou yo». Les musiciens sont sortis aider David et je suis restée ramasser ce qui restait avec l'aide d'Alexa Louis (membre du staff du festival), Nandy Georges, et deux autres
fans de Konpa Kreyol. Sonson ne faisait que répéter de plus en plus grossièrement que nous devions laisser la pièce sous prétexte qu'il s'agissait de l'«electrical room» et qu'il ne devait y avoir personne dans cette salle.
Il était 11 : 45 PM et nous étions dans cette pièce depuis notre arrivée au parc vers
4: OOPM. Donc, personne n'avait réalisé que c'était l'«electrical room» et que nous n'aurions pas dû être-là?
A un moment donné, un groupe de membres du staff s'était introduit dans la salle avec des drums de boisson remplis de glace et des caisses de Henessee qu'ils essayaient de cacher puisqu'ils n'avaient pas le droit d'avoir des bouteilles «backstage». Je m'étais plainte parce que l'eau qui coulait des drums risquait d'abîmer nos effets, ils avaient alors posté un agent de sécurité devant la porte pour empêcher à d'autres personnes de rentrer.
C'était à ne rien comprendre! On dirait qu'on avait affaire à des fous. Une seconde, nous étions très bien dans un endroit X, la seconde d'après, nous devenions des individus nuisibles dans ce même endroit X. Et c'était la deuxième fois que cela nous arrivait pendant le festival.
J'ai donc répondu à Sonson que nous n'étions pas rentrés dans la salle sans autorisation, que des membres de leur staff nous y avaient amené, que je voulais également partir, mais que je devais ramasser mes affaires d'abord. C'est alors qu'il s'est appuyé contre moi, avec le visage tout juste à quelques centimètres du mien, pour hurler qu'il s'en foutait mais que nous devions déguerpir tout de suite. Je me suis redressée, énervée, en lui disant qu'il n'avait pas besoin de me parler sur ce ton, ni de s'appuyer sur moi parce qu'il m'envoyait des postillons au visage. Il a alors déposé son verre en disant : « Oh! Oh! Apa Faby ap banm kou! ».Je n'ai absolument pas compris de quoi il parlait. Il était tellement collé contre moi, qu'en me redressant, mon épaule l'a frôlé. Mais je ne comprends toujours pas de quel coup il parlait!
Il s'est donc jeté sur moi pour me frapper et c'est Nandy qui, s'interposant entre nous, a reçu le coup. Des gens l'ont retenu d'un côté de la pièce tandis qu'Alexa et Nandy me retenaient de l'autre côté. C'est à ce moment que se libérant de ces messieurs, il s'avança et me cracha dessus. Hors de moi, je me jetai sur lui. On me retint, puis on nous éloigna l'un de l'autre. Et c'est à ce moment qu'il m'a demandé «eske ou pa pe moun?». Je lui ai alors répondu que s'il essayait de me prévenir qu'il allait me tuer, que je n'avais pas peur de mourir parce que tous les matins je pouvais me regarder dans un miroir, tandis que lui n'en était pas capable. Et on est parti avec lui.
Tous les musiciens de Konpa Kreyol semblaient indignés et étaient tous d'avis qu'il fallait réagir d'une manière ou d'une autre. Ils sont tous rentrés à Port-au Prince le lundi 17, au matin, à l'exception de David, Ti Jo et moi. Ti Jo était particulièrement convaincu qu'il fallait médiatiser l'incident, même s'il fallait pour cela «créer notre propre station de radio». Le mercredi 19, David, Ti Jo et moi, nous avons rencontré un avocat américain qui nous a dit que si j'avais appelé la police tout de suite, on aurait arrêté Sonson dans l'immédiat. J'avais aussi la possibilité de lui faire envoyer un «restraining order», mais il avait déjà laissé Miami le jour même. Concernant les agents de sécurités, on ne pouvait rien faire sans poursuivre toute l'organisation du festival. Comme on savait que Kaliko n'avait rien à voir dans tout ce qui s'était passé, on n'a pas voulu lui causer de problèmes.
Entre temps, la femme de David accouchait le mercredi 19 janvier, Ti Jo rentrait en Haïti le jeudi, un jour avant David et moi. A notre arrivée, pour notre plus grande surprise, Ti Jo avait fait une volte face de 180 degrés et pensait maintenant qu'il fallait courber l'échine et taire les évènements de Bay Front Park. Suite à cette réaction étrange, nous avons convoqué une réunion de tous les membres de Konpa Kreyol, le samedi 22 janvier, chez moi. La réunion a débuté de manière cordiale, tout le monde a donné son opinion sur la question. Chacun des membres a imaginé sa réaction si c'était à lui personnellement que l'affront avait été fait. Nous avons ensuite évalué les répercussions que pourrait avoir une déclaration publique. Les avis étaient partagés, David, Nathan, Philippe et moi étions pour, tandis que Ti Jo, Loulou et Jeff pensaient que c'était trop risqué, vu la réputation de Sonson. La plupart d'entre eux penchaient davantage pour des représailles directes au lieu d'une déclaration publique. Ma priorité étant de laver mon nom, ces options ne m'intéressaient pas et s'opposaient à mes valeurs et mes principes.
De plus, ce n'était pas très logique, vu que les solutions que certains d'entre eux proposaient pouvaient entraîner autant de conséquences, sinon plus. Stanley quant à lui, acceptait une déclaration publique, mais une déclaration qui ne comporterait pas le nom de Sonson!!!
En constatant leur réticence, j'ai estimé de mon devoir de les laisser libres, en leur expliquant que puisque moi, je ne concevais pas de me taire une deuxième fois (Wahoo Bay et ensuite Bay Front Park), et que ma déclaration aurait des possibles répercussions sur tout le groupe, j'étais prête à me retirer de la formation musicale.
Suite à cette déclaration, tout le monde a recommencé à discuter pour éviter cette solution. David a alors proposé de faire une déclaration publique en nous procurant d'abord les services d'un homme de loi. Jeff, Nathan, Stanley, Philippe et moi étions d'accord, Loulou était prêt à se ranger à l'avis de la majorité. Seul Ti Jo s'est déclaré contre et m'a conseillé d'oublier l'incident, «met 2 je nou'w ate, mande Bondye rann ou jistis». A ce moment je l'ai traité d'audacieux, parce que lorsque lui-même se trouvait en situation de conflit, ce n'est pas de cette manière qu'il réagissait, et je lui ai rappelé l'incident avec JC Mix...
David est intervenu pour répondre à Ti Jo qu'il ne concevait pas de faire partie d'une équipe dans laquelle, quand tout allait bien on faisait front commun et qu'à la moindre difficulté c'était chacun pour soi. Et que si le «business» l'obligeait à se taire lorsqu'on lui manquait de respect, il préférait abandonner ce « business» : «si pou nou pa pale afè Bay Front Park la, Konpa Kreyol kanpe!.
L'atmosphère s'est alors dégradée et Ti Jo a laissé la réunion. Les autres musiciens ont fait remarquer à David que Konpa Kreyol était leur gagne-pain. David, ne voulant pas léser tout le monde à cause de sa décision, leur a alors dit que Konpa Kreyol ne devrait pas forcement disparaître et qu'ils pourraient continuer à performer dans le futur avec un autre keyboardiste. Aucune décision n'a été arrêtée puisque Ti Jo, co-propriétaire avec David, était déjà parti. Tout le monde s'est séparé dans une atmosphère amicale.
Le lendemain matin (dimanche), David reçoit un appel de Ti Jo lui demandant si sa position était restée la même. Les faits n'ayant pas changé, David estimait toujours qu'a moins de rendre public l'incident, il ne concevait pas de continuer. Ils ont alors conclu que pour aller de l’avant il faudrait d'abord dresser un inventaire des possessions de Konpa Kreyol. Plus tard dans la même journée, David reçoit un appel de Ti Ansyto Mercier qui lui dit que Nathan l'a contacté pour lui proposer de remplacer David au sein de Konpa Kreyol. Ti Ansyto demande à David ce qui se passe, parce qu'il le connaît avant les autres messieurs et qu'il n'avait pas encore pris de décision. David très surpris, répond néanmoins à Ti Ansyto qu'il y avait effectivement des problèmes entre eux, sans lui donner des détails, mais qu'il ne devait prendre sa décision qu'en fonction de lui-même.
David très déçu de la réaction opportuniste de ses anciens compagnons, a décidé d'aller voir un avocat pour prendre conseils. A la suite de leur rencontre, il revient sur sa position, en se disant que ses anciens compagnons ne méritaient pas qu'il leur laisse six années de dur labeur en héritage, si c'est de cette façon cavalière qu'ils géraient la situation. David appelle donc Ti Jo lundi après-midi pour lui dire qu'ils n'ont pas le droit d'utiliser le nom de Konpa Kreyol sans un accord formel de sa part. Ti Jo le rappelle pour lui dire que son avocat lui a dit le contraire. Dans la soirée, David appelle à nouveau Ti Jo pour l'informer que son avocat aimerait rencontrer les deux propriétaires de Konpa Kreyol mardi matin pour essayer de trouver un terrain d'entente.
Mardi matin, avant d'aller chez l'avocat, David a tenu a aller chez Ti Jo pour lui parler seul à seul, puisque c'est en amis qu'ils avaient commencé l'aventure Konpa Kreyol. Il a exprimé à Ti Jo sa déception face à la façon dont lui et les musiciens avaient chanté les funérailles de six années de travail en équipe, en faisant des tentatives pour le remplacer quelques heures après leur réunion de samedi, alors que rien n'avait été conclu entre les deux propriétaires. Il a fait part à Ti Jo de sa nouvelle position: En tant que propriétaire responsable, il était prêt à continuer à jouer, mais que sa décision était prise, les événement de Bay Front Park seraient rendus publics. Si certains des membres de Konpa Kreyol ne pouvaient l'accepter, libres à eux de partir, mais que ce n'était pas à lui d'abandonner son entreprise pour eux. David lui a dit que s'ils décidaient d'aller performer vendredi soir sous le nom de Konpa Kreyol, ils devaient l'appeler car il était disposé à jouer. Puis, il a prié Ti Jo de faire part de sa position aux autres et de le rappeler. David attend toujours ce coup de téléphone de Ti Jo...
Cette conversation a eu lieu le mardi 25 janvier dans la matinée. Pendant ces jours de silence, les anciens musiciens de Konpa Kreyol ne sont pas restés inactifs, et c'est ainsi que par la rumeur publique, Philippe, David et moi avons pu apprendre qu'une nouvelle formation avait vu le jour, avec tous les anciens membres de la formation musicale à l'exception de David, qui jusqu'à ce jour n'a pas été mis au courant de la décision de Ti Jo. Néanmoins mercredi après-midi, notre avocat suite à un appel de l'avocat de Ti Jo, qui partage son opinion quant au devenir de Konpa kreyol, nous a demandé de rester disponibles dans l'éventualité d'une rencontre avec Ti Jo. Plus tard dans la soirée, son avocat a dû nous avouer qu'il n'a jamais pu mettre la main sur son client...
En ce qui a trait au nouveau groupe, nous avons les mêmes informations que le grand public. Plusieurs noms ont été avancés. Nous n'en avons eu le cœur net, qu'en voyant une ancienne affiche de Konpa Kreyol modifiée avec en lieu et place de Konpa Kreyol, le nom de «Kreyol la». Dans le «Ticket # 115 daté du 27 janvier 2005», «Kreyol la» a également remplacé Konpa Kreyol dans la programmation de Bonjour Haïti de Jacmel organisée par Nouvel Jenerasyon Production et Star Production. Dans ce même numéro, la page de couverture ayant pour titre: «Bye Bye Konpa Kreyol, Bonjour Kreyol la», présente la première photo officielle du nouveau groupe et à la page treize se trouve un article de Monsieur Frantz Duval qui relate sa visite à une séance de répétition de la nouvelle formation où il raconte leur version des faits.
Le jeudi 27 janvier dans la matinée, David appelle Joubert pour le mettre au courant de certaines rumeurs désobligeantes qui circulent à l'endroit de Philippe, David et moi. Joubert propose alors à David une rencontre à trois: Ti Jo, David et lui, parce que l'aventure avait trop bien commencé pour qu'elle se termine ainsi. Dans l'après-midi, le «Ticket» parait. David décide de ne plus rencontrer Ti Jo après avoir lu le magazine. Dans la soirée de ce jeudi soir, vers les neuf heures, Ti Jo appelle David pour lui demander pourquoi la rencontre n'a pas eu lieu et David lui donne son point de vue : après avoir lu les mensonges racontés à l'endroit des «Dupoux-Leger», il ne voyait pas l'intérêt de cette rencontre. Ti Jo lui dit qu'il aimerait le rencontrer et David répond que s'il veut lui parler, il peut venir chez lui. Jusqu'à présent, Ti Jo n'a pas donné signe de vie.
Vendredi matin, Joubert appelle David pour lui dire qu'il aimerait organiser une rencontre avec l'autre équipe, en présence de Monsieur Frantz Duval du magazine «Ticket», parce que son nom est cité: On lui reproche de n'avoir rien fait pour éviter les dégâts et on dit même qu'il est derrière tout ce qui se passe.
Joubert précise qu'il sait qu'il est déjà trop tard pour sauver Konpa Kreyol, qu'il a dû insister pour que «Kreyol la» ne performe pas pendant le week-end, mais qu'il aimerait laver son nom face au public. David accepte la rencontre qui est fixée pour lundi matin.
Dans l'après-midi, certaines stations de radio annoncent que selon le chanteur de la formation «Kreyol la» les performances de la dite formation sont annulées pour ce week-end parce que les négociations vont reprendre avec le Maestro David pour qu'il réintègre Konpa Kreyol. Surpris, David appelle Joubert pour lui dire qu'après ce qu'il vient d'entendre, il n'y aurait plus de rencontre, parce qu'au bout du compte, tout le monde essayait de protéger sa propre image, non de sauver Konpa Kreyol, donc que désormais il allait faire de même. Il a prié Joubert de prévenir les autres dans l'immédiat pour qu'ils aient encore la possibilité d'aller performer dans la soirée s'ils le désiraient puisqu'il n'était que six heures...
L'histoire de Konpa Kreyol se termine sur une note triste et décevante, surtout pour les fans qui nous ont soutenus pendant ces six ans. David, Philippe et moi, tenons à vous remercier tous une fois de plus.
Malgré la manière cavalière dont la rupture s'est faite et malgré les calomnies, quelque soit nos plans futurs, nous tenons à dire que nous ne serons pas en position antagoniste face à «Kreyol la».
En ce qui a trait à l'affaire de Bay Front Park, je tiens à réitérer au grand public que j'ai été menacé de mort par Monsieur Woodley Etheard alias Sonson, et que mon avocat s'est saisi du dossier."
Fabiola Dupoux Léger Cel.: (509) 555-5099 Bamboo Room du Djoumbala Night Club 1er février 2005
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