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Je ne sais plus si l’idolâtrie est un vilain défaut ou un péché mignon. L’un ou l’autre, qu’importe! Mais je suis certaine que de nombreuses femmes tout comme moi ne lèveront pas le petit doigt pour se libérer de l’envoûtement du personnage, alors il ne faudrait même pas y penser qu’elles se détournent de l’être en chair et en os. Pour toutes celles qui n’ont pas eu le privilège de le rencontrer face à face, je vous le confirme, il est en personne tel que vous l’imaginez dans vos rêves, vos fantasmes: Irrésistible.
Pour la deuxième journée du Week-end de Cinéma Haïtien à Montréal, le réalisateur, Sacha Parisot a livré son dernier long métrage: LA REBELLE, un film plein de fraîcheur, d’humour et de fantaisie. Avec Réginald Lubin en vedette, le réalisateur n’avait nullement besoin de dramatiser le scénario pour faire passer le message concernant l’entrave de la possessivité, de la jalousie maladive et du petit cliché de la belle mère mal aimée.
Quant à la jeune actrice Nathalie Ambroise, sous le feu des projecteurs, elle en a mis plein la vue aux spectateurs. Son jeu est franc, imposant, direct. Le genre de personnage qui assume pleinement son rôle. En dessous de sa fureur juvénile se cache une jeune fille sensible et fragile qui entretient un rapport parapsychologique avec sa défunte mère dont elle n’arrive pas définitivement à faire le deuil. Au seuil de l’âge adulte, elle tente des expériences périlleuses et intenses. Toutefois, elle atteindra rapidement la maturité par le sillon de ses erreurs.
Il est rare de voir deux personnages secondaires qui percent autant l’écran. Le major d’homme et la gouvernante de la résidence de Monsieur Carl.
Immédiatement après la projection, le réalisateur d’origine haïtienne, Monsieur Sacha Parisot qui uvre à Hollywood a pris la parole pour vanter la performance de l’acteur principal, Réginald Lubin, et pour cause. Le public en délire ignorait qu’une ligne interminable d’admirateurs s’impatientait dehors pour la deuxième séance.
Vous ne seriez pas surpris si je vous disais que ce grand événement a pu voir le jour grâce au dévouement de la belle et pétillante Fabienne Colas, l’excellente actrice qui a renversé le cur des spectateurs dans BARIKDAD et, pour la dernière journée du Festival, dans Profonds Regrets.
Espérons que cet événement deviendra vite une tradition à Montréal et que d’ici l’an prochain, grâce à la Fondation Fabienne Colas qui nous a offert ce Week-end de Cinéma, l’équipe technique de la projection finira par mieux maîtriser la situation et les cinéphiles pourront, comme c'est le cas pour cette première édition, lier davantage connaissance avec les artisans du 7ème art qui se défoncent, malgré les maigres moyens qu'ils disposent aujourd'hui, en vue de rehausser le Cinéma haïtien.
Marie Flore Domond (11-12-05)
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